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Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 suivi d’un tsunami a provoqué un grave accident nucléaire à la centrale nucléaire de Fukushima Daïchi, au Japon. Au regard de ces événements, l’Autorité de Sureté Nucléaire française (ASN) a décidé de lancer une démarche d’évaluation complémentaire de la sûreté des toutes les Installations Nucléaires de Base (INB) françaises. Dans ce cadre, l’ASN a demandé à l’Institut Max Von Laue – Paul Langevin (ILL), institut de recherche exploitant le Réacteur à Haut Flux (INB n° 67), de procéder à des évaluations complémentaires communément appelées « Stress Tests ».
Ces études visent à analyser le comportement de l’installation en réponse à des agressions de plus en plus sévères. Les situations étudiées sont extrêmes : les séismes considérés sont d’une ampleur telle que la ville de Grenoble serait gravement endommagée, la rupture de tous les barrages situés sur le Drac noierait le centre de Grenoble sous 10 mètres d’eau. L'ILL a analysé le comportement du réacteur en présence de ces agressions naturelles.
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